Après que l’Algérie et le Maroc se soient tous deux impliqués dans la crise malienne, les deux voisins maghrébins avancent désormais leurs pions sur  l’épineux dossier libyen, mais chacun de son côté et avec des fortunes diverses.

Ainsi, le ministre marocain des Affaires Etrangères Nasser Bourita a rencontré lundi à Rabat le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Salah. Une entrevue au terme de laquelle le Maroc a réaffirmé sa volonté de trouver une solution en mesure d’assurer le retour à la stabilité en Libye, divisée par six années de chaos politique et d’affrontements entre milices rivales.

Le Maroc « a une position claire sur la situation en Libye. Il invite toutes les parties au conflit à œuvrer dans un cadre consensuel au profit du peuple libyen et de son unité», a indiqué le chef de la diplomatie marocaine.

L’accord de Skhirat, signé sous l’égide de l’ONU en décembre 2015 au Maroc, est appelé à se développer « en fonction de l’évolution des événements sur le terrain en y introduisant – pourquoi pas? – des amendements», a ajouté le ministre.

Son interlocuteur libyen, Aguila Salah a, lui aussi, souhaité un amendement de certaines clauses de l’accord afin que le parlement qu’il préside « jouisse de la légalité ».

De son côté, Alger a organisé, également lundi, une réunion qui a vu la présence de représentants du Soudan, du Niger et du Tchad. Les responsables algériens affirment que leur objectif est de   chercher à rassembler les pays voisins de la Libye afin de mettre en place une stratégie commune.

Mais les récents déplacements du ministre algérien des Affaires africaines Abdelkader Messahel en Libye, où il a notamment rencontré des chefs de tribus à Ghat, dans le Sud limitrophe de la frontière algérienne, ont fortement été critiqués par des responsables libyens. Un membre du Parlement de Tobrouk a même accusé l’Algérie d’ingérence.

 

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