En Libye, un rapprochement entre le  président du GNA, Fayez Al Serraj et l’homme fort de l’Est du pays, le maréchal Khalifa Haftar, n’est toujours pas en vue, trois semaines après leur rencontre à Abou Dhabi pour tenter une réconciliation afin de mettre fin au chaos politique et sécuritaire dans le pays.

Une nouvelle rencontre aurait été programmée au Caire pour la fin du mois de mai, mais elle aurait été avortée par les milices islamistes de Fadjr Libya (Aube de la Libye), qui ont marqué leur retour en force à Tripoli.

Les milices islamistes, farouchement opposées au maréchal Haftar, menacent de retirer leur soutien au chef du GNA, Fayez Al Serraj. Ce dernier, bien que soutenu par l’ONU et les capitales occidentales, peine à asseoir son autorité. Consciente de son ascendant, particulièrement dans la capitale Tripoli, Fadjr Libya maintient la pression sur Fayez Al Sarraj.

Mais derrière les accusations dirigées par les milices islamistes contre le maréchal de l’Est, se cache la crainte de Fadjr Libya de faire les frais d’un rapprochement entre le président du GNA et Khalifa Haftar.

Une éventuelle entente entre les deux hommes se fera vraisemblablement autour de la reconnaissance par le maréchal Haftar de l’autorité du GNA, le gouvernement conduit par Al Sarraj et issu de l’accord de Skhirat, conclu en décembre 2015 au Maroc, sous  l’égide de l’ONU.

En échange, le GNA devrait intégrer des représentants du parlement de Tobrouk (Est), principal soutien du maréchal. Ce denier sera chargé, en même temps, de mettre sur pied une armée nationale chargée de rétablir la sécurité en Libye. C’est ce qui explique la crainte de Fadjr Libya d’être exclue de la nouvelle armée conduite par le maréchal, ennemi juré des islamistes en Libye.

 

 

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