Les violentes attaques de la semaine dernière dans la ville de Bangassou, qui ont été attribuées aux anti-balaka, ont fait plus de 115 morts, d’après des chiffres révélés par la Croix-Rouge centrafricaine.

Les victimes sont des civils, majoritairement musulmans, qui ont été massacrés par les assaillants. Ces derniers n’ont pas été identifiés formellement, mais la population locale les désigne comme étant des éléments appartenant à la milice à majorité chrétienne, anti-balaka.

« La Croix-Rouge locale a dénombré 115 morts, nous sommes formels. Et ce n’est qu’un bilan partiel », a affirmé le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbabogo. Les chiffres fournis par la Croix-Rouge centrafricaine incluent également des éléments de la milice qui ont été tués dans les accrochages avec les Casques bleus de la Minusca.

Malgré un retour au calme prudent, la situation à Bangassou est toujours aussi préoccupante, s’alarment les ONG humanitaires internationales, qui ne peuvent toujours pas se rendre sur place. Elles sont incapables d’aller au secours des blessés, les assaillants ayant fait sauter les ponts menant à la ville.

Les habitants ont fui en grand nombre pour aller se réfugier près d’un camp des casques bleus. D’autres ont préféré fuir vers la RDC voisine, selon les ONG qui chiffrent leur nombre à plus de 3 000 déplacés.

Par ailleurs, à Bria, principale ville minière du nord et bastion de l’ex-seleka, cinq personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans des violences entre des miliciens musulmans et des anti-balaka.

 

 

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