Les contours de la force commune au Sahel commencent à prendre forme après la réunion tenue lundi à Bamako, au cours de laquelle les ministres des Affaires Etrangères du G5 du Sahel se sont accordés sur les modalités de cette armée antiterroriste commue qui bénéficiera d’une aide de l’UE de 50 millions d’euros.

Cette force commune aux pays du G5 (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), aura un effectif de 10 000 hommes, un chiffre qui a été doublé par rapport aux prévisions initiales.

Très inquiets par la montée en puissance du terrorisme et des flux migratoires en provenance du Sahel, les responsables européens avaient promis un soutien financier aux principaux pays confrontés à ces périls.

A l’issue de la réunion de lundi, le ministre des Affaires Etrangères malien Abdoulaye Diop a déclaré : « Cette force conjointe vient au Mali et dans l’espace du G5 Sahel pour prendre en charge la lutte contre le terrorisme ».

Pour le chef de la diplomatie malienne, « ce qui est nouveau aussi dans le cadre d’une force de cette nature, au niveau du continent africain, c’est qu’elle va également être chargée de lutter contre tous les trafics : le trafic de drogue, le trafic d’êtres humains et tous les autres trafics ».

Les opérations de la force du G5 auront essentiellement pour théâtre la région du Liptako Gourma, au croisement entre les frontières malienne, burkinabè et nigérienne. C’est là où les groupes islamistes armés concentrent leurs attaques depuis des mois.

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