La 29eme édition du sommet de l’Union Africaine (UA), qui doit se tenir le 3 et 4 juillet à Addis-Abeba a pour but de mettre sur la table plusieurs sujets d’importance, dont celui du financement de l’organisation.

Le nouveau président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, élu en janvier dernier, a durant la session préliminaire qui a débuté vendredi, rappelé l’importance de l’indépendance financière de l’UA.

L’organisation panafricaine, qui rassemble aujourd’hui toutes les nations africaines avec la retour du Maroc, représenté à ce sommet par le prince Moulay Rachid, le propre frère du roi Mohammed VI, doit relever le défi de son intégrité financière par rapport aux Etats Unis, à l’Union Européenne et à la Chine principalement.

Le budget de l’organisation dépend en effet à plus de 70% de ces bailleurs de fonds internationaux. Un constat relevé ce week-end par Faki Mahamat : « Je dois ici être franc avec vous, notre crédibilité internationale est très importante. Partout où j’ai été ces derniers cent jours, j’ai perçu la même réconfortante appréciation.

« Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n’entend plus désormais agir sans l’Union Africaine. Continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes, qui nous permettent de maintenir notre rang ».

Afin d’acter cette indépendance financière, plusieurs projets d’autofinancement sont sur la table. Toutefois, un seul de ces derniers sort du lot, il s’agit de la taxation à 0,2% des importations de chaque pays pour financier le budget de l’UA.

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A Propos de l'Auteur

A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

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