La célébration mercredi du 55eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie a été l’occasion pour le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika a surpris par une déclaration demandant une nouvelle fois, officiellement à la France, d’admettre « les souffrances » infligées au peuple algérien sous l’ère de la colonisation.

« Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France », a déclaré le président Bouteflika dans un message relayé par l’Agence de Presse officielle APS.

Cette sortie médiatique « brusque » est considérée par de nombreux observateurs comme totalement anachronique. Ces derniers estiment en effet que le but recherché par le régime algérien est la création d’un faux débat afin de détourner l’attention de l’opinion publique sur les sérieux problèmes économiques et sociaux que traverse le pays.

En effet, en 2012 déjà, lors de la visite officielle en Algérie de l’ancien président Français, François Hollande avait officiellement reconnu devant le parlement algérien « les souffrances infligées par la colonisation française ». Il n’a toutefois pas évoqué de pardon ou d’excuses.

Cinq années après cette déclaration de l’ancien chef d’État français, le pouvoir algérien revient à la charge, jugeant nécessaire de relancer un débat sur le sujet. Une sortie que de larges parties de l’opinion publique algérienne estiment être une manœuvre maladroite pour détourner l’attention des graves difficultés auxquelles l’Algérie est confrontée en ce moment.

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A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

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