L’ONG Amnesty International (AI) a publié mercredi un rapport critique sur le Cameroun, et plus précisément sur le plan de lutte anti-terroriste mis en place par le gouvernement pour faire face à Boko Haram, le groupe djihadiste nigérian dont les attaques terroristes s’étendent également aux autres pays riverains du Lac Tchad.

Dans ce rapport, l’organisation internationale relève notamment des cas de tortures et des arrestations arbitraires effectués par les autorités camerounaises.

Amnesty International rapporte qu’entre 2013 et 2017, il y aurait eu quelque 101 cas de ce genre d’abus dénoncés par la communauté internationale. Ils ont concerné principalement des suspects, dont plusieurs ont été torturés à mort, précise AI.

Ce rapport est d’autant plus inquiétant qu’il relève que ces cas de torture ont eu lieu majoritairement dans la ville de Salak, où est basé un commandement militaire américain. Toutefois, après publication du rapport, les Etats Unis ont affirmé n’avoir pas eu connaissance de tels agissements de torture et d’abus.

Le groupe islamiste armé Boko Haram mène depuis plusieurs années une insurrection dans la région du Lac Tchad, avec l’objectif déclaré d’y installer un Califat islamique et d’y faire régner la charia.

Toutefois, les exactions du groupe djihadiste qui ont fait plus de 20 000 morts depuis 2009, ont poussé les pays de la région (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad et Bénin) à mettre sur pied une force armée conjointe.

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