Au cours d’une réunion tenue la semaine passée à Ouagadougou, les parlementaires de la zone de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad se sont alarmés de la situation démographique dans la sous-région qui connaît une croissance des plus élevées au monde, avec une moyenne de 6 enfants par femme.

D’après eux, le taux de natalité très élevé de certains pays de la région pourrait constituer « une bombe à retardement » d’ici quelques années. Ces Etats devront en outre allouer des budgets conséquents dans le domaine de la Santé pour parvenir à réguler les problèmes  qu’impliquerait un fort taux de natalité.

Avec des taux de natalité frôlant les 12%, la situation la plus inquiétante concerne le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Ces derniers ont le plus grand mal à réguler leur croissance démographique a l’heure où ces pays font face à des problèmes socio-économiques  importants.

A cet effet, les parlementaires de la CEDEAO ont sonné l’alarme sur le non-respect de  l’engagement d’Abuja qui exigeait des Etats Africains d’allouer au moins 15% de leurs budgets à la santé.

Deux décisions majeures ont été prises lors de cette rencontre. En premier lieur, il s’agit  d’augmenter annuellement les budgets de Santé au niveau des pays de la CEDEAO à hauteur de 2%. L’autre point, et qui n’est pas des moindres, a été d’inciter les gouvernements des pays ouest-africains à réguler leurs taux de natalité afin que chaque femme ait, au plus, trois enfants.

 

 

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