Le triple attentat-suicide qui a frappé mardi un camp de réfugiés situé à Mandarari, une ville du nord-est du Nigeria, rappelle que le groupe terroriste Boko Haram n’a pas renoncé aux opérations suicides, particulièrement celles menées par de jeunes filles.

Car il s’agit de trois femmes kamikazes qui se sont fait exploser à l’entrée du camp de réfugiés de Mandarari, dans le nord-est du pays, régulièrement frappé par les attaques du groupe islamiste armé Boko Haram.

Au moins 28 personnes ont péri dans ce triple attentat suicide mené par des éléments de Boko Haram bien entraînées.

En effet, d’après des témoins, une des trois femmes a fait exploser la première sa ceinture d’explosifs, provoquant la ruée des réfugiés et commerçants vers les sorties. C’est à ce moment-là que les deux autres femmes kamikazes ont enclenché leurs ceintures d’explosifs.

Outre le nombre élevé de morts, une centaine de personnes ont été blessées dans cette nouvelle attaque attribuée à la mouvance djihadiste Boko Haram.

Mandarari se trouve dans le district de Konduga, à quelques kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, district qui a été la cible de nombreuses attaques de Boko Haram.

Le week-end passé, des hommes armés avaient envahi la localité voisine d’Amarwa en tirant au hasard sur les villageois et en mettant le feu à toutes les habitations.

Les habitants du nord-est du Nigeria, et plus généralement les populations du pourtour du Lac Tchad sont depuis quelques années la cible privilégiée des combattants extrémistes de Boko Haram.

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A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

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