Condamné en septembre dernier par la Cour pénale internationale (CPI), à neuf ans de prison pour la destruction de mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou, classés au patrimoine mondial de l’Unesco, le jihadiste malien Ahmad al Faqi al Mahdi a été jugé jeudi responsable pour les réparations à 2,7 millions d’euros.
« La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale et estime M. Mahdi responsable pour les réparations à 2,7 millions d’euros », a déclaré le juge Raul Cano Pangalangan.
En 2012, des djihadistes de Ansar Dine, un groupe islamiste armé lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui avait pris le contrôle du Nord du Mal, avait entrepris de détruire les mausolées islamiques de Tombouctou datant de plusieurs siècle.
Responsable d’un groupe djihadiste, Ahmad al Faqi al Mahdi avait ordonné et participé à la destruction ou à la dégradation de plusieurs monuments.
Lors de son procès, al Mahdi avait exprimé ses regrets et demandé pardon au peuple malien pour avoir commis ces destructions, affirmant avoir été été sous l’influence de groupes djihadistes dont il a dénoncé les actions.
Face à l’indigence de al Mahdi, incapable de verser la somme de 2,7 millions d’euros, la CPI invite le Fonds au profit des victimes, organe indépendant financé par des contributions volontaires publiques et privées, à « compléter toute réparation individuelle ou collective » et à lever des fonds à cette fin.

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