Neuf jours après l’enlèvement de l’ancien premier ministre Ali Zeidan à Tripoli, le flou continue  d’entourer ce kidnapping qui n’était toujours pas revendiqué mardi.

Alors que le kidnapping de Ali Zeidan remonte au 13 août dernier, le lendemain de son retour en Libye, peu d’informations ont circulé sur le sujet. Un acte d’autant plus mystérieux qu’il est passé sous silence par les autorités de Tripoli.

Les observateurs pensent qu’il s’agit d’une décision délibérée des autorités de Tripoli destinée à mener une enquête rapide. D’autres  estiment que les autorités de la capitale n’ont peut-être aucune idée des commanditaires, ni de la cause exacte de cet enlèvement. Mais l’omerta observée sur le sujet est de toute façon difficile à justifier.

Pour les proches de la famille d’Ali Zeidan, âgé de 67 ans, tout est relié: Le kidnapping a été monté par l’actuel gouvernement de Fayez Al Sarraj, et le silence qui s’en est suivi vise à ne pas soulever des questions sur le motif de l’enlèvement.

« Tous les indices nous montrent que c’est une opération montée », affirme le fils d’Ali Zeidan qui tient le gouvernement de Tripoli responsable de la sécurité de son père.

Ali Zeidan a été premier ministre de 2012 à 2014, date à laquelle il a été démis de ses fonctions à l’issue de profonds désaccord avec le parlement sur la présence des milices armées dans la capitale.

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