Les préparatifs prennent du rythme pour le déploiement de la force conjointe du G5 Sahel, l’armée commune dédiée à la lutte antiterroriste dans la zone regroupant le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, avec la réimplantation de l’armée malienne à Léré, région stratégique de l’Ouest du Mali.

La Minusma vient ainsi de remettre à une unité de l’armée malienne une base militaire à Léré, zone de plus en plus instable où l’implantation des djihadistes fait monter les craintes des autorités aussi bien que de la France et de la force onusienne.

Cette passation est manifestement destinée à confirmer la montée en puissance de l’armée malienne, dont la présence devrait s’accroître dans cette zone au cours de l’automne, l’objectif étant de contenir l’expansion des groupes extrémistes armés.

Ce déploiement intervient alors que les attaques terroristes ne se limitent plus au Nord du Mali, mais s’étendent à plusieurs localités dans le centre du pays. La dernière en date a coûté la vie le 14 août dernier, à un Casque bleu et un soldat malien dans la région de Mopti.

En accélérant l’entrée en fonction de la force du G5 Sahel, en étroite coordination avec le gouvernement malien, Paris cherche à rallier ses partenaires occidentaux au projet, dont le lancement officiel a eu lieu le 2 juillet dernier, en présence du président Emmanuel Macron et des cinq chefs d’État africains concernés réunis à Bamako.

Mais la France ne compte plus sur le soutien financier de Donald Trump au G5 Sahel, tout au plus espère-t-elle un appui de l’Union européenne et de l’Allemagne.

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