L’État nigérian du Borno a été frappé une énième fois par des attaques suicides, perpétrées lundi par trois femmes, faisant au moins 15 morts et des dizaines de blessés, ce qui confirme la  recrudescence des opérations de l’organisation terroriste Boko Haram, qui n’avait toutefois pas encore revendiqué ces attentats.

Trois femmes kamikazes sont à l’origine de ces attaques. Il y a eu deux premières explosions dans un site de déplacés près du village de Mashalari. Quelques minutes plus tard, une troisième femme kamikaze s’est fait exploser à proximité, sans toutefois faire de victime.

Le village de Mashalari se situe dans le district de Konduga, à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Borno, Maiduguri, cible de nombreuses attaques de Boko Haram. Les villageois et personnes déplacées sont accusés par Boko Haram d’être des informateurs de l’armée nigériane.

Celle-ci, avec l’aide de la force régionale formée des armées du Cameroun, Niger et Tchad, a infligé de lourdes pertes au groupe terroriste ces derniers mois sans réussir cependant à affaiblir significativement les djihadistes.

Il y a un mois, à la mi-août, un triple attentat suicide, perpétré également par des femmes kamikazes, avait fait 28 morts et des dizaines de blessés dans la même région, près d’un camp de déplacés.

Après une accalmie de quelques mois, l’été a connu une recrudescence perceptible des attaques terroristes dans le Borno, faisant des centaines de morts depuis juin dernier.

Depuis le déclenchement de l’insurrection islamiste dans le Nord-est du Nigeria en 2009, les morts ont dépassé les 20.000 au Nigeria et dans la région du Lac Tchad, alors que le nombre de déplacés est estimé à plus de 2,5 millions de personnes.

 

 

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