Alors que le projet de révision constitutionnelle au Togo a échoué mardi à recueillir la majorité des voix au parlement, le texte sera de facto renvoyé à un vote par referendum que l’opposition politique a décidé de  boycotter.

Le projet de révision constitutionnelle constitue un point de profonde crispation politique depuis plusieurs semaines au Togo. Le texte de loi rétablira en effet le nombre de mandats présidentiels à deux, ce qui ouvrira la voie au président Faure Gnassingbé, qui dirige le pays depuis 2005, de pouvoir encore rester à la tête du Togo jusqu’en 2030.

L’opposition maintient la pression en  dénonçant « un simulacre de révision constitutionnelle ». Les chefs de file de l’opposition ont en effet critiqué la prédominance de la famille Gnassingbé dans la sphère politique dirigeante dans le pays.

Eyadéma Gnassignbé, le père de l’actuel président togolais, avait laissé la place à son fils en 2005 après près de 38 années au pouvoir sans interruption.

Ce nouveau projet de révision constitutionnelle a donc été fortement critiqué au niveau interne. Les 6 et 7 septembre, des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Lomé et d’autres villes togolaises à l’appel de l’opposition.

Un appel à manifestation qui a été renouvelé pour ce mercredi et jeudi afin de contrer ce projet controversé.

 

 

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