Au Tchad, une première ébauche de la réforme constitutionnelle voulue par le président Idriss Déby, a été communiquée cette semaine au Premier Ministre Albert Pahimi Padacké, ouvrant la voie de ce projet politique que l’opposition estime non prioritaire devant les problèmes économiques du pays.

Mais, d’ores et déjà la première tendance qui émerge de ce texte provisoire est une décentralisation de l’administration tchadienne. Cette dernière est en effet caractérisée par une très forte hiérarchie et un pilotage rigide de la part de N’Djamena.

Afin de changer la donne est permettre au système administratif d’être plus souple, une décentralisation graduelle est envisagée. La seconde piste que laisse entrevoir le comité chargé de préparer le rapport sur la révision constitutionnelle, est la durée des mandats politiques à la tête du pays.

Dans le viseur de cette décision, il y a notamment la fonction du président de la République, dont le mandat devrait être fixé, à partir de 2021, à sept ans renouvelable une fois. Pour leur part, les   parlementaires et les conseillers municipaux devraient être mandatés pendant six ans.

Le comité de travail pour la révision de la constitution devrait rendre une première version définitive d’ici la fin du mois. Le Premier ministre tchadien a, de son côté, assuré que « la nouvelle loi suprême devrait être adoptée courant 2018 ». Un laps de temps difficile à tenir,  l’administration tchadienne étant régulièrement impactée par des grèves de fonctionnaires.

 

 

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