Les gouvernements d’Ethiopie et du Soudan se sont entendus mercredi sur les bénéfices futurs d’un barrage hydro-électrique en construction sur le Nil Bleu, le Barrage de la Grande Renaissance de l’Ethiopie (GERD), qui permettra aux deux pays de bénéficier d’une   infrastructure de 6.450 MW de capacité.

Vu ses répercussions sur les trois pays bénéficiant des eaux du Nil, les ministres de l’Eau du Soudan, de l’Ethiopie et de l’Egypte se réunissent actuellement à Addis-Abeba. Le Soudan avait, par ailleurs, signé avec l’Egypte un traité en 1959 pour partager exclusivement tout le flux du Nil entre eux.

L’objectif de la réunion d’Addis-Abeba est d’examiner les questions techniques se rapportant au barrage, dont la construction a été lancée en avril 2011.

La réunion a permis au Soudan et à l’Ethiopie de s’accorder sur le partage des ressources issues de ce grand barrage situé sur le Nil bleu, qui à la différence du Nil blanc, prend sa source en Ethiopie.

Situé en territoire éthiopien, à 40 km de la frontière soudanaise, le GERD devrait alimenter toute la région en électricité. Il permettra également de freiner l’envasement et de pallier aux extrêmes climatiques au Soudan voisin, en lui fournissant un flux hydraulique régulier.

Selon les dernières estimations du gouvernement Ethiopien, l’avancement des travaux de construction de la GERD a atteint 60%. Les premiers tests de production d’électricité devraient débuter en 2018.

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