Une demi-douzaine de personnes ont été blessées par balle jeudi à Lomé, lors de nouveaux affrontements entre forces de l’ordre togolaises et  jeunes, qui manifestaient malgré l’interdiction décidée par les autorités, dans un enlisement de la crise politique au Togo où le  président Faure Gnassingbé est fortement contesté par l’opposition.

Au cours des derniers jours, plusieurs morts ont été enregistrés à la suite de violentes manifestations dans de nombreuses régions du pays. Le ministre de la Sécurité togolais Yark Damehame a assuré que « les forces l’ordre n’étaient pas les seules à détenir des armes », signifiant que cela rendait d’autant plus difficile l’identification des auteurs des tirs qui ont tué plusieurs civils.

L’arrestation d’Alpha Alassane, un imam proche des opposants du Parti National Panafricain (PNP), lundi, avait mis le feu aux poudres. Le ministre Damehame avait justifié cette arrestation en affirmant que « dans ses prêches, le dirigeant religieux appelle ses fidèles à la violence et à la haine ». Des échauffourées avaient alors éclaté après l’arrestation de l’imam.

Outre le parti du PNP, 13 autres mouvances politiques togolaises se sont jointes à ces protestations populaires. Parmi ses nombreuses revendications, l’opposition exige un retour à la constitution de 1992 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Le gouvernement a assuré qu’il soumettrait son projet de réforme au peuple d’ici la fin de l’année par voie de referendum. Mais l’opposition conteste cette initiative. D’après elle, la limitation prévue par le gouvernement n’est pas rétroactive et permettrait donc au président Faure Gnassingbé de se représenter en 2020 et en 2025.

 

 

 

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