La tournée des ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, la semaine dernière dans trois pays parmi les cinq qui accueilleront la Force du G5 Sahel, a permis à la délégation de toucher du doigt l’urgence d’une réaction résolue, au moment où la région fait face quotidiennement à la poussée djihadiste.

Cette tournée leur a permis de prendre conscience des réels défis qui attendent les futurs soldats de la force régionale du G5 Sahel. La force commune, formée de 5000 soldats du Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie, doit entrer en fonction d’ici la fin du mois d’octobre.

A cet effet, la France insiste pour que la communauté internationale s’implique davantage, notamment en termes de soutien financier, en vue de rendre efficace la présence  sur le terrain des soldats de la force régionale.

A l’issue de cette tournée, le général malien Didier Dacko qui commandera la force du G5 Sahel a déclaré : « nous attendons un appui politique » mais aussi « un accompagnement en termes d’équipement et de formation ». La force militaire régionale a en effet encore besoin de se structurer.

Tous les membres du Conseil de sécurité n’ont toutefois pas la même vision sur le financement de la force, notamment aux Etats Unis, où l’administration Trump hésite à s’y impliquer financièrement. Mais tous sont conscients de la nécessité de cette force pour répondre à la montée en puissance des groupes armés islamistes dans le Sahel.

 

 

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