Suite à l’attaque terroriste de dimanche qui a fait 27 morts à Mogadiscio, l’Exécutif somalien a décidé de faire le ménage dans les services de sécurité, en limogeant plusieurs hauts gradés de la police et des renseignements.

Cette décision était devenue nécessaire tant la situation en Somalie est en train de tourner à l’anarchie, estiment les observateurs. L’attentat meurtrier de dimanche dans la capitale somalienne est, en effet, intervenu moins de deux semaines après la pire attaque terroriste de l’histoire du pays.

Plus de 350 personnes avaient été tuées dans l’explosion d’un camion bourré d’explosifs dans le centre de Mogadiscio. Ces attaques répétées rappellent que le groupe islamiste extrémiste Al Shebab représente toujours une menace pour la Somalie.

Malgré l’intervention des troupes de la force de l’Union Africaine (Amisom), la situation sécuritaire dans le pays reste extrêmement fragile. Les Shebab ont juré la perte du gouvernement somalien soutenu, par la communauté internationale et par les quelques 22 000 hommes de l’Amisom.

Des observateurs estiment  désormais que cette guerre ne pourra être dénouée que par des négociations ouvertes entre le gouvernement somalien et les Shebab dans le but d’intégrer les rebelles islamistes dans le processus politique. Une option qui reste pour l’instant encore invraisemblable au vu de la position irréconciliable des Shebab.

 

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