Le gouvernement mauritanien vient de lancer un premier round de négociations avec la Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) afin de pouvoir à terme intégrer l’organisation régionale ouest-africaine.

Le ministre togolais des Affaires Etrangères, Robert Dussez, président en exercice du Conseil des ministres de la CEDEAO, a ainsi présidé vendredi dernier la première session du Conseil d’Association entre la Mauritanie et l’Organisation Ouest-Africaine, Nouakchott étant redevenu Etat-associé en août dernier, après avoir quitté la CEDEAO en 2000.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts déployés récemment par la République Islamique de Mauritanie en vue de réintégrer l’organisation, après 17 ans d’absence. Une initiative loin d’être anodine puisqu’elle a été formulée quelques jours seulement après la demande du Maroc d’intégrer la CEDEAO.

Le Royaume avait en effet formulé il y a quelques mois une demande officielle pour intégrer l’organisation ouest africaine. Cette demande a été acceptée par l’ensemble des membres de la CEDEAO, le Maroc représentant depuis quelques années, le premier partenaire économique de cet ensemble économique africain. Son adhésion à l’organisation pourra donc booster les relations avec ses partenaires ouest africains.

Suivant la démarche marocaine, la Mauritanie a convenu de demander également son adhésion, puisqu’elle est géographiquement plus proche que le Maroc des pays membres de la CEDEAO. Toutefois cette initiative butte au niveau diplomatique.

En effet, une source proche du dossier a précisé qu’il était plus facile d’intégrer un nouveau membre ayant de bonnes relations économiques qu’un ancien adhérant qui s’est de lui même retiré de l’organisation et avec lequel les échanges économiques sont quasi-inexistants.

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A Propos de l'Auteur

Samuel Benshimon

Directeur GIC CONSEIL
2001 – Poste actuel (11 ans)
Missions de conseil en sûreté, sécurisation des investissements en Afrique, vérifications, protection des assets

Analyste Senior : Kroll

Société à responsabilité limitée (SRL); 1001-5 000 employés; secteur Sécurité et enquêtes

2000 – 2001 (1 an)
Lt Colonel : Israel Defense Forces

Administration publique; 10 000 employés; secteur Armée

1979 – 1999 (20 ans)

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