Egypte: 5 soldats, 47 jihadistes présumés tués dans le Sinaï (armée)

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Cinq soldats égyptiens et 47 jihadistes présumés ont été tués dans de récents affrontements dans le Sinaï (est) où les forces de sécurité combattent une branche du groupe Etat islamique (EI), a annoncé jeudi l’armée.

Selon un communiqué de l’armée sous forme de vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, les suspects, qui se trouvaient dans le nord et le centre du Sinaï, avaient en leur possession des « armes de différentes marques, des munitions, des engins explosifs ».

Par ailleurs, 158 « éléments criminels » ont été interpellés et 385 engins explosifs ont été neutralisés, ajoute l’armée dans sa vidéo.

Actifs depuis plusieurs années dans le Nord-Sinaï, les jihadistes sont passés d’attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

En 2014, un groupe affilié à Al-Qaïda, « Ansar Beit al-Maqdis », a prêté allégeance à l’EI, devenant ainsi la « Province du Sinaï » du califat autoproclamé du groupe jihadiste. Avec ses défaites en Irak et en Syrie, l’Egypte soupçonne celui-ci de vouloir établir un nouveau fief dans le Sinaï.

En novembre 2017, le président Abdel Fattah al-Sissi avait ordonné à ses forces de rétablir la sécurité en « trois mois ». Plus d’un an après cette annonce, nombreux experts estiment que l’Egypte n’a pas réussi à venir à bout du groupe jihadiste, qu’ils évaluent à environ un millier de membres.

En février 2018, le pays avait lancé l’opération « Sinaï 2018 » destinée à « nettoyer » le pays du « terrorisme ».

La dernière référence à cette campagne d’envergure remonte à décembre 2018, l’armée ne l’évoquant plus dans ses récents communiqués.

L’armée annonce régulièrement la mort de jihadistes présumés sans donner de détails. Au total, environ 650 d’entre eux ont été tués, ainsi que près d’une cinquantaine de militaires, depuis février 2018, selon les chiffres officiels.

Aucun bilan de source indépendante n’est disponible. Le Nord Sinaï est bouclé par l’armée, la presse indépendante n’étant autorisée à y accéder que lors de rares visites organisées par les autorités.

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