Au moins quatre morts dans le crash en RDC d’un avion-cargo de la présidence 

L’avion-cargo de la présidence de la République démocratique du Congo (RDC) disparu des radars le 10 octobre dernier, a finalement été retrouvé. Il s’était écrasé dans la province de Sankuru, non loin de Kole, a annoncé ce mardi la présidence congolaise.

Les autorités congolaises affirment avoir retrouvé «quatre corps» pour le moment, sur les neuf personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil, dont deux membres de l’équipage de nationalité russe, et sept passagers, tous Congolais, dont le chauffeur du président Félix Tshisekedi et des membres de sa sécurité personnelle. Les circonstances du drame ne sont pas encore connues, et les enquêtes sont en cours.

L’appareil avait décollé jeudi de Goma, dans l’est du pays, et était censé atterrir à Kinshasa vendredi, une heure avant le jet de Félix Tshisekedi qui revenait dans la capitale après un séjour de 48 heures dans la province du Nord-Kivu. L’avion assurait la logistique de la présidence et transportait notamment le véhicule blindé du chef de l’État.

Des indiscrétions au palais présidentiel à Kinshasa informent qu’Aime Ngoy Mukena, le ministre congolais de la Défense, devait embarquer à bord de cet appareil. Il doit la vie à un changement de plan à la dernière minute. Il a voyagé à bord du jet qui a ramené à Kinshasa Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’État, et Gilbert Kankonde, le ministre de l’Intérieur.

A l’annonce de la disparition de l’appareil vendredi, la thèse d’un «sabotage» qui visait le président Tshisekedi a circulé, et une centaine de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS), son parti, avait bloqué la circulation à Limete, dans la capitale, exigeant que la lumière soit faite sur cet incident.