Des témoins et un responsable local de l’Etat de Borno ont rapporté lundi, l’assassinat et la décapitation de sept personnes par des combattants du groupe islamiste armé Boko Haram. Dans le même temps, le groupe armé se serait rendu coupable d’une attaque à la roquette dans l’extrême nord du Cameroun qui aurait fait au moins huit victimes.

Les habitants de Ngambu dans l’Etat de Borno, fréquemment pris pour cible par Boko Haram, ont découvert à leur réveil sept personnes égorgées jusqu’à décapitation. Pour les autorités locales, cette pratique habituelle équivaut à une revendication de Boko Haram. Ces meurtres crapuleux auraient été motivés par un désir de vengeance. Un officier de l’armée basé dans l’Etat de Borno avait annoncé il y a deux semaines encore la mort de 15 combattants de Boko Haram au cours d’affrontements à Ngambu. Il est fort probable, même si cela ne peut être prouvé pour le moment, que les victimes de lundi soient des villageois qui ont combattu dans des milices civiles de volontaires aux côtés de militaires nigérians.

Dans le même temps, un policier et un agent de sécurité camerounais ont rapporté dans la même journée de lundi, une attaque à la roquette attribuée au groupe islamiste armé nigérian Boko Haram. La roquette a été tirée à partir de Banki, une ville nigériane située de l’autre côté de la frontière et contrôlée par les islamistes. Elle est tombée sur la localité d’Amchidé. Le nombre de blessés fait craindre une révision à la hausse du bilan qui est pour le moment de huit morts.

Faut-il rappeler qu’en cinq ans, l’insurrection de Boko Haram ainsi que sa répression par l’armée nigériane ont fait plus de 10 000 morts et 700 000 déplacés. Et le conflit commence progressivement à s’étendre en dehors des frontières du Nigéria.

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