En vue de mettre un terme au conflit qui les oppose depuis près de trois ans, les rebelles du SPLM-N et le gouvernement soudanais ont entamé mercredi de nouveaux pourparlers de paix à Addis Abeba (Ethiopie), sous la médiation de l’Union Africaine.

Ce conflit, qui a pour cadre géographique les régions du Kordofan du sud et du Nil bleu, avait éclaté en 2011, après la proclamation d’indépendance du Soudan du Sud.

Depuis, les affrontements entre forces rebelles et troupes gouvernementales ont fait plus d’un million de déplacés. Malgré de nombreuses négociations, les combats n’ont toujours pas cessé, et se sont même intensifiés ces derniers mois.

Principal médiateur de l’UA, l’ancien président sud-africain, Thabo Mbecki, a appelé les deux parties au conflit à signer au plus vite un accord de paix. « Il est important, nécessaire et urgent que nous terminions cette guerre », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Yasir Arman, le porte-parole du SPLM-N a manifesté sa volonté de faire la paix. « Nous sommes ici pour rechercher un règlement pacifique et global », a-t-il déclaré, appelant le président soudanais Omar El Béchir à quitter le pouvoir en 2015.

Le chef de la délégation gouvernementale, Ibrahim Ghandour, a quant à lui exprimé son espoir de voir ces négociations déboucher sur un accord de paix susceptible de « mettre fin au bain de sang au Soudan ».

Pour rappel, les rebelles soudanais réclament au gouvernement du président Omar El Béchir davantage d’attention à l’égard du Kordofan-Sud, région qu’ils estiment politiquement et économiquement marginalisée. Depuis la partition du Sud-Soudan, le Soudan est confronté à d’importantes difficultés économiques. Le pays s’apprête à organiser en 2015 des élections présidentielles auxquelles M. El Béchir est candidat à sa propre succession.

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