L’armée nigériane a annoncé mercredi la libération de 241 femmes et enfants au cours d’opérations contre les insurgés du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du pays. Des personnes suspectées d’être des combattants islamistes ont également été arrêtées.

Selon le porte-parole de l’armée nigériane Sani Usman, les opérations militaires ont été menées mardi. C’est en vidant ce que l’armée a assuré être des « camps terroristes » près de Banki dans l’Etat de Borno, que les soldats nigérians ont recueilli les femmes et les enfants. Cette ville a été occupée par Boko Haram et utilisée comme base arrière pour mener des attaques transfrontalières vers le Cameroun. L’armée nigériane est encore en train de déterminer si toutes les personnes sauvées avaient été kidnappées par Boko Haram. Certaines d’entre elles étaient retenues contre leur gré, d’autres pourraient être des membres de la famille des insurgés.

Des interrogatoires sont en cours pour connaître leur statut exact. Quarante-trois personnes suspectées d’être des combattants de Boko Haram, dont un combattant régional, auraient également été arrêtées. Les affirmations de l’armée n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Elles font suite à une série de succès annoncés contre les islamistes. Samedi, l’armée nigériane a déclaré avoir gagné du terrain dans sa contre-offensive contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ce que les islamistes ont démenti.

En mai dernier déjà, plusieurs centaines de femmes et d’enfants avaient été libérés de la forêt de Sambisa, fief du groupe islamiste armé, dans l’Etat de Borno, tandis que près de 180 personnes ont été libérées au sud de Maiduguri, la capitale de Borno. Mais beaucoup reste à faire. Selon l’ONG Amnesty International, Boko Haram a enlevé au moins 2 000 femmes et filles au Nigeria depuis janvier 2014.

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