Après avoir ignoré plusieurs injonctions de la cour et refusé de comparaître devant la justice pour défaut de déclaration de l’intégralité de ses revenus, le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki a été amené de force la semaine dernière, devant un tribunal à Abuja.

Bukola Saraki a été libéré sous caution et son affaire ajournée au mois d’octobre prochain. Il est sous le coup de treize chefs d’accusation émis par le Tribunal du code de conduite, une juridiction spéciale chargée d’examiner les cas de fausses déclarations de patrimoine et de revenus.

Ces chefs d’accusation vont de la possession illégale d’actifs à la fausse déclaration de patrimoine. Ces accusations concernent certains actifs que le président du Sénat aurait acquis entre 2003 et 2011 et qu’il aurait omis de déclarer. Il aurait également acquis des actifs au-delà de ce que lui permet la loi et détiendrait des comptes bancaires secrets à l’étranger.

La Cour a émis plusieurs injonctions contre le président du Sénat mais, celui-ci a avancé une intention malveillante à son égard, a refusé de comparaître devant la cour jusqu’à ce qu’il y soit amené de force.

Pour rappel, le nouveau président du Nigeria, Muhammadu Buhari, issu de l’APC, le Congrès progressiste, a axé une partie de sa campagne électorale sur la lutte contre la corruption et sur la probité politique. Il a aussitôt pris ses distances avec la troisième plus haute autorité du pays, qui est pourtant de sa famille politique. Certes, cette attitude était attendue de la part d’un président qui s’est engagé à lutter contre la corruption mais elle est facilitée par le fait que les relations entre les deux hommes sont tendues depuis l’accession de Bukola Saraki à la présidence du Sénat en juin dernier, ce à quoi son parti s’opposait.

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