A l’issue de la réunion internationale tenue dimanche 13 décembre à Rome, plusieurs factions libyennes ont fait part de leur volonté de signer mercredi 16 décembre à Skhirat (Maroc), l’accord conclu en octobre sous l’égide de l’ONU afin de mettre fin au chaos politique et sécuritaire en Libye, où la menace de l’organisation terroriste de l’Etat Islamique (EI) s’étend rapidement.

Mais si les délégations des deux gouvernements rivaux en Libye ont accepté de signer l’accord, d’autres factions et groupes armés demeurent opposés à cette solution. Une issue pourtant fortement soutenue par la conférence internationale tenue dans la capitale italienne. Une vingtaine de pays et d’organisations internationales ont en effet appelé à la formation sans délai d’un gouvernement d’union nationale en mesure de rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays, qui a sombré dans le chaos après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

la conférence a été présidée conjointement par les Etats unis et l’Italie, représentés par leurs ministres des affaires étrangères John Kerry et Paolo Gentiloni. Dans un communiqué publié à l’issue de cette conférence, les participants ont appelé « toutes les parties à accepter un cessez-le-feu immédiat et complet dans toute la Libye ». L’objectif primordial est de faire face « aux défis critiques auquel le pays est confronté dans les domaines humanitaire, économique et sécuritaire ».

L’accord conclu sous l’égide de l’ancien médiateur de l’Onu Bernardino Leon a été repris dans ses grandes lignes par son successeur Martin Kobler. Il prévoit la constitution d’un   gouvernement d’union nationale « basé à Tripoli », alors que la Libye demeure tiraillée par les rivalités entre deux parlements, l’un basé dans la capitale et l’autre à Tobrouk, (Est).

A cette rivalité tenace, se sont greffées diverses milices armées qui imposent leur loi dans les régions qu’elles contrôlent. Toutefois, leur danger s’est démultiplié depuis qu’elles ont commencé à rejoindre les rangs de l’organisation terroriste de l’EI. Leur danger ne se limite plus à la seule Libye, mais s’étend pour menacer la stabilité de toute la région, à commencer par la Tunisie, victime de plusieurs attentats sanglants en 2015.

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