Bon nombre de formations politiques égyptiennes de gauche et de mouvements révolutionnaires ont lancé un appel à manifester ce lundi, contre de l’administration du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

En réaction, le gouvernement a mis en garde contre toute violation des dispositions légales interdisant toute manifestation non autorisée, au préalable, par le ministère égyptien de l’Intérieur.

A titre de rappel, c’était le 25 avril 1982, qu’Israël rendait à l’Egypte l’intégralité du Sinaï. Ainsi, l’opposition au régime du président Sissi a choisi une date lourde de sens pour contester le récent accord à travers lequel, le gouvernement égyptien a admis que les îles de Tiran et Sanafir, toujours sous tutelle du Caire, sont la propriété de l’Arabie saoudite et non de la province égyptienne du Sinaï.

En outre, la gauche égyptienne a déclaré vouloir, par la même occasion, protester contre le « retour de l’Etat policier » avant d’indiquer qu’une soixantaine d’activistes étaient d’ores et déjà en détention préventive. De leur côté, le ministère de l’Intérieur et le dirigeant égyptien ont mis en garde contre toute violation de « la loi et l’ordre ».

Cet avertissement s’est traduit par le déploiement sur l’ensemble du territoire égyptien d’un important dispositif de sécurité constitué non seulement d’agents de police mais également de soldats. Pour ce qui est des lieux stratégiques, leur sécurité est assurée moyennant des blindés. Par ailleurs, les autorités égyptiennes ont procédé au renforcement des contrôles aux accès aux lieux de rassemblement à l’instar de la fameuse place Tahrir, située dans la capitale.

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