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Le général Kararuza, un des plus hauts gradés du Burundi a été assassiné lundi dans la capitale Bujumbura, un acte de violence qui a ravivé les craintes d’une escalade des tensions entre factions rivales dans ce conflit politique qui a dégénéré en violences à l’issue incertaine.
Un an après l’annonce de la réélection du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat présidentiel, l’opposition armée persévère toujours dans sa lutte. Les violences meurtrières sont devenues monnaie courante dans le pays.
Preuve en est l’assassinat du général Kararuza, qui était l’un des plus proches collaborateurs du président Nkurunziza et également conseiller du premier vice-président burundais.
La multiplication des actes de violences menés par les parties au conflit a d’ailleurs forcé lundi la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda à ouvrir un examen judiciaire sur la situation au Burundi. Cette initiative vise à avoir une vision précise des exactions qui sont commises dans ce petit pays d’Afrique Centrale.
Depuis avril 2015, les violences au Burundi ont fait plus de 500 morts et plusieurs milliers de disparus. Une situation catastrophique qui enlise le pays dans une tourmente infernale et qui risque jour après jour de faire sombrer le pays dans la guerre civile.
Le cas du Burundi, dans lequel vivent plusieurs ethnies différentes, est d’ailleurs souvent rapproché de son voisin le Rwanda où des centaines de milliers de personnes avaient perdu la vie dans le génocide des années 1990.
La population burundaise est en effet composée principalement des ethnies Hutu et Tutsi, les deux mêmes composantes tribales qui se sont entre-tuées au Rwanda il y a de cela 20 ans.
Le risque de voir basculer cette crise politique et sécuritaire en guerre civile n’est donc pas à écarter. Bien au contraire, de plus en plus d’observateurs estiment qu’un laisser faire de la communauté internationale pourrait précipiter le pays dans un conflit sans précèdent.

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