Un kamikaze s’est fait exploser mercredi dans un camp militaire situé près de la ville de Gao, un attentat terroriste qui a fait plusieurs dizaines de victimes, principalement des soldats maliens et des ex-rebelles participant aux patrouilles mixtes.

Alors qu’un semblant de paix et de sécurité reprenait petit à petit place dans le nord du Mali, ce violent attentat à la voiture piégée est venu couper court à cette dynamique mercredi. Au moins 50 personnes auraient péri dans la déflagration qui a eu lieu à l’intérieur du camp où étaient rassemblés des militaires des Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FDSM) ainsi que des éléments de la CMA et de la Plateforme, les deux groupes armés associés à ce mécanisme de stabilisation.

Si pour l’heure l’attaque n’a pas encore été revendiquée, les observateurs estiment néanmoins que le motif de cet attentat est évident. Les ex-rebelles Touaregs qui ont rejoint pour la plupart les patrouilles mixtes du nord Mali sont dans la ligne de mire des mouvements djihadistes. Ces derniers n’ont pas apprécié la signature d’un accord entre le gouvernement malien et les anciens groupes indépendantistes.

La création de patrouilles mixtes qui s’en est suivie a, en outre, été perçue comme une déclaration de guerre par les mouvements djihadistes du nord Mali. Ils croient donc que l’alliance entre l’armée malienne et les combattants Touaregs est destinée à les combattre.

Voulant prendre les devants et montrer leurs capacités militaires, les rebelles djihadistes du Nord Mali auraient donc lancé cet attentat meurtrier. Les observateurs ne cachent d’ailleurs pas leurs craintes de voir éclater une nouvelle vague de  violences dans les régions du Nord du Mali, notamment lorsque les patrouilles mixtes débuteront leurs  tournées militaires dans les zones reculées.

 

 

Share.

About Author

A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

Leave A Reply