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Somalie: Présidentielle sous haute sécurité

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Alors que la Somalie reste toujours en vigilance rouge face aux attaques terroristes des Shebab, les députés et sénateurs du pays se sont réunis mercredi afin de désigner leur président, une élection à plusieurs tours dont l’issue reste incertaine.

Le président sortant Hassan Sheikh Mohamud, qui brigue un nouveau mandat, sera-t-il réélu ou s’inclinera-t-il, laissant la place à une autre personnalité politique ? Pour le  moment toutes les possibilités restent ouvertes pour ce scrutin spécial.

Les quelque 275 députés et 54 sénateurs nouvellement élus ont décidé d’organiser le vote à l’intérieur d’un hangar de l’aéroport de Mogadiscio, l’endroit le plus sécurisé du pays. Le but étant d’éviter qu’une attaque des rebelles Shebab vienne perturber le bon déroulement du scrutin.

Prévue initialement en août dernier, l’élection présidentielle a été reportée à plusieurs reprises durant ces six derniers mois, à cause de l’insécurité persistante. Néanmoins, quelque 14 000 électeurs délégués sur les 12 millions de somaliens, ont voté entre octobre et décembre 2016 pour élire leurs nouveaux  représentants de l’assemblée nationale.

Ces derniers devront choisir entre les 23 candidats en lice pour la présidentielle. Outre le président sortant Hassan Sheikh Mohamud, une autre personnalité politique somalienne fait figure de favori. Il s’agit de Sharif Sheikh Ahmed, ancien chef de l’Union des tribunaux islamiques de Somalie, organe dont sont issus les rebelles Shebab.

La Somalie est plongée depuis près de trois décennies dans le chaos et la violence. Les gouvernements successifs mis en place à l’issue de longues discussions entre les clans, ont été incapables de remettre le pays sur les rails du fait de la corruption et de la mauvaise gouvernance. S’ajoute à cela l’insécurité chronique au niveau national. Mogadiscio est régulièrement frappée par des attaques rebelles.

L’Amisom, la mission de l’Union Africaine en Somalie, ainsi que les nombreuses autres forces internationales présentes sur place n’arrivent toujours pas à endiguer cette vague de violences. Une situation qui présente un énorme défi pour le futur président.

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