Le Gouvernement d’Union Nationale (GNA) et l’Armée Nationale Libyenne (ANL), dirigée par le maréchal Khalifa haftar ont convenu mercredi de lancer un « comité conjoint » visant à amender progressivement l’accord négocié sous l’égide de l’ONU pour sortir de l’impasse.

A l’issue d’une réunion entre les factions rivales libyennes qui avait débuté mardi au Caire, le gouvernement égyptien a annoncé que le GNA et l’ANL se sont mis d’accord pour débuter ce qui pourrait s’apparenter à un début de dénouement de crise.

Les deux parties ont en effet décidé de donner les pleins pouvoirs à un organe consultatif commun afin de pouvoir préparer des amendements à l’accord de Skhirat, le traité de paix signé au Maroc en décembre 2015.

Deux autorités politiques se disputent actuellement le pouvoir en Libye: d’un côté, le GNA dirigé par le Premier ministre Fayez Al Sarraj, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, de l’autre l’ANL dont le chef n’est autre que le maréchal Khalifa Haftar.

C’est l’un plus hauts gradés de l’armée libyenne et dont les victoires successives de ces derniers mois ont permis de consolider sa posture « d’homme providentiel ».

L’accord de Skhirat avait été signé entre les deux gouvernements de l’époque, celui de Tripoli et celui de Tobrouk. Il ne prévoyait donc pas un rôle pour le maréchal Haftar, dont les forces contrôlent actuellement une grande partie de l’Est Libyen.

En s’emparant des principaux terminaux pétroliers de l’Est du pays et en ayant défait plusieurs groupes de l’organisation terroriste Etat Islamique, le maréchal Khalifa Haftar s’est récemment imposé comme un interlocuteur incontournable dans les négociations de paix libyennes.

Ce sommet au Caire s’inscrit donc comme étant une victoire pour le maréchal Haftar et son armée. Il lui permettra en outre d’avoir une place privilégiée si un nouveau  gouvernement venait à être formé.

 

 

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