Près de 1,4 million d’enfants risquent de mourir de faim cette année en Afrique, un chiffre dû en partie à la sécheresse chronique de ces dernières années, notamment dans la Corne de l’Afrique, mais aussi aux guerres qui ravagent plusieurs régions du Continent.

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a publié lundi un rapport dans lequel il mesure la gravité des risques liés à la famine en Afrique. D’après le document, trois pays africains sont particulièrement touchés par ce fléau. Il s’agit du Nigeria, de la Somalie et du Sud Soudan.

Dans ces trois pays le même constat peut être dressé: Les conflits armés poussent les populations à se déplacer, ce qui crée un manque de main d’œuvre agraire dans les  campagnes. Par conséquent, cela crée un gap entre les besoins alimentaires et l’offre du marché.

Les premières victimes de cette situation sont les enfants. « Dans beaucoup de pays, la guerre, les catastrophes naturelles et les changements climatiques contraignent de plus en plus les enfants à fuir leur foyer. Ils se retrouvent alors exposés à la violence, aux maladies et à l’exploitation », affirme Manuel Fontaine, Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF.

Les agence humanitaires qui intervenaient jusqu’à présent dans des zones reculées pour aider les populations locales, se retrouvent de plus en plus confrontées aux risques liés à l’insécurité. De ce fait, elles évitent d’envoyer leurs collaborateurs sur le terrain.

Elles se contentent de mettre en place des dispensaires en marge des zones à risques. Mais ces initiatives restent insuffisantes, puisque c’est au cœur des régions instables que périssent le plus grand nombre d’enfants.

Cette situation n’est pas uniquement propre aux pays africains. Quelque 48 millions d’enfants dans le monde ont un besoin urgent en aide humanitaire. D’après les statistiques de l’UNICEF, près de 3,3 milliards de dollars sont nécessaires en 2017 afin d’aider les personnes en danger.

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