Le gouvernement malien a signé, en début de semaine, deux importantes conventions de partenariat avec l’Etat français, avec l’objectif de renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays, d’une part et d’autre part, faciliter les négociations pour arriver à un compromis avec les mouvements rebelles dans les régions Nord du Mali.

Le ministre malien des Affaires Etrangères, de la Coopération internationale  et de l’intégration africaine Abdoulaye Diop, a ainsi signé, lundi à Bamako, deux conventions de financement avec l’ambassade de France au Mali, des partenariats qui sont censés promouvoir la « sécurité humaine et le développement au Nord Mali » (SDNM).

Ces accords de coopération ont également été paraphés par Manuela Riccio, la Chargée d’Affaires de la délégation de l’Union Européenne au Mali. Les deux conventions, d’un montant total de près de 30 millions d’euros visent principalement à soutenir les efforts du gouvernement malien dans la lutte contre les mouvements armés du Nord du pays.

Dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Menaka et Toudénit, la situation sécuritaire échappe à tout contrôle. Cette insécurité rampante, frôlant l’anarchie, s’est progressivement étendue à des régions dans le centre du pays. Elle menace actuellement les régions du sud du Mali,  notamment les environs de la capitale.

Les faibles ressources dont dispose le gouvernement malien ne permettent pas aux forces de l’ordre de faire face correctement aux menaces des groupes islamistes armés. A cet effet et pour encourager les efforts de Bamako, l’UE et la France ont décidé d’apporter une nouvelle aide financière au gouvernement malien dans le cadre du projet SDNM.

Cette initiative qui entre dans sa deuxième phase, permettra de contribuer à l’amélioration rapide des conditions de vie des populations et à la reprise de l’activité économique locale dans les régions impactées par la violence.

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