Le 28eme sommet des chefs d’Etats arabes se tient ce mercredi, dans une station balnéaire située sur les bords de la Mer Morte, à proximité de la capitale jordanienne, avec à l’ordre du jour tous les conflits de la région, dans lesquels la Ligue arabe n’a que peu de prise, à commencer par la crise en Libye.

Si aucune décision importante n’est attendue de la rencontre d’Amman au sujet du chaos politique et sécuritaire en Libye, le sommet suscite un certain espoir étant donné la forte mobilisation diplomatique qui a entouré les préparatifs de la réunion.

Ainsi, ce sommet tranche avec celui de l’année dernière qui s’est déroulé en Mauritanie, mais sans résultats significatifs. Le sommet de Nouakchott avait d’ailleurs eu lieu après le désistement du Maroc, qui a refusé de cautionner les déchirements et l’incapacité des Etats arabes à trouver un terrain d’entente.

Mais conscient de la conjoncture sensible qui prévaut dans la plupart des pays arabes, le roi Abdallah II de Jordanie a tenu à réunir le maximum de conditions pour la réussite de cette rencontre. De fait, le contexte a légèrement changé. Les pays arabes sont désormais convaincus que la solution politique était la seule voie possible pour le règlement des crises en Syrie, au Yémen ou encore en Libye.

Quant au conflit israélo-palestinien, il pourrait être le sujet qui focalisera le plus l’attention. La raison tient notamment aux changements intervenus dans la position de l’administration américaine. En plus d’encourager le premier ministre israélien Netanyahu à accroître la politique de colonisation des territoires palestiniens occupés, le président américain Donald Trump menace de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Une menace prise très au sérieux par les pays arabes qui considèrent que la ville sainte, appelée en arabe Al Quds (la Cité sacrée), est une ligne rouge à ne pas dépasser.

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