Les protestations pour réclamer la démission du président sud africain Jacob Zuma ont repris de plus belle mercredi, des contestations populaires qui dénotent le climat de tension accru qui sévit actuellement dans le pays de Nelson Mandela.

Ce n’est un secret pour personne: Jacob Zuma est sur la corde raide depuis plusieurs mois. Les contestations successives de la population n’ont pas réussi à déloger le dirigeant de l’African National Congress (ANC). Mais l’opposition sud-africaine ne baisse pas les bras.

Elle a remis mercredi la pression sur le très contesté dirigeant de la nation arc-en-ciel en faisant descendre ses troupes dans les rues de Pretoria pour exiger sa démission.  Cette démarche intervient avant un nouveau vote de défiance annoncé au Parlement.

Des dizaines de milliers de personnes se sont en effet rassemblées dans les rues de la capitale sud-africaine au cri de « Zuma doit tomber » afin d’appuyer le prochain vote de défiance de l’Assemblée nationale. Les députés sud-africains veulent en effet pousser le président à la démission. Le chef de l’Etat sud-africain est secoué par une nouvelle tempête politique depuis le remaniement ministériel qu’il a ordonné le 30 mars dernier.

Le limogeage du très populaire ministre des Finances Pravin Gordhan, qui s’opposait à lui au nom de la transparence de la gestion des deniers publics, a provoqué la colère de l’opposition et une dégradation de la note financière de la nation arc-en-ciel.

L’Afrique du Sud est engluée dans une crise économique sans précédent. La valeur de la monnaie nationale le Rand, a perdu plus de la moitié de sa valeur en quelques années et le chômage a grimpé d’une manière inquiétante. Cette mauvaise conjoncture a par ailleurs été accentuée par la gestion catastrophique de la crise par la président Zuma, ce qui explique en partie la fronde populaire le visant actuellement.

 

 

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A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

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