Loin d’avoir disparu de la Corne de l’Afrique, le Choléra a fait une violente réapparition depuis le début de l’année 2017 en Somalie, une épidémie monstre qui, à l’heure actuelle, a fait plus d’un demi-millier de morts.

Lors d’un point de presse tenu jeudi à Genève, un des porte-parole du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (Ocha) a affirmé que depuis janvier dernier, quelque 533 décès avaient été recensés en Somalie. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a pour sa part précisé que cette épidémie touche plus de 25 000 personnes et pourrait doubler d’ici la fin juin.

D’après les données fournies cette semaine par l’OMS sur cette épidémie grandissante, le taux de létalité en Somalie est actuellement de 2,1%. En d’autres termes, plus de deux personnes infectées sur cent meurent de cette maladie. Un chiffre préoccupant puisque la moyenne mondiale tourne autour de 1%.

Les spécialistes estiment que certains facteurs exogènes viennent s’ajouter au Choléra et augmentent le taux de mortalité liée à cette épidémie. Parmi ces facteurs, deux en particuliers sortent du lot.

Il s’agit en premier lieu du manque de prévention et de suivi de la maladie. La majorité des personnes infectées le sont dans des régions reculées du pays où il est difficile de s’y rendre, ce qui complique la tâche des autorités sanitaires. Le second facteurs est liée aux conditions climatiques.

La grave sécheresse qui frappe la Corne de l’Afrique a un impact indéniable sur les populations, qui sont donc confrontées à la recrudescence de plusieurs maladies mortelles dont le choléra.

 

 

 

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