Le front Polisario a retiré jeudi in extremis ses éléments armés de la région de Guergarat au Sahara occidental, dans l’extrême Sud du Maroc, dans une volte-face intervenue quelques heures seulement avant le vote au Conseil de Sécurité de l’ONU d’une résolution accablant le mouvement séparatiste sahraoui soutenu par l’Algérie.

Ce revirement de dernière minute est un indicateur de l’énorme pression exercée sur le Polisario et l’Algérie par le Conseil de Sécurité. D’après une source diplomatique à l’ONU, « en se pliant à la dernière minute à la décision du Conseil de Sécurité, laquelle a un caractère contraignant, le front Polisario, après s’être engagé à ne pas retirer ses éléments armés de la région de Guerguarat, estampillée zone démilitarisée en vertu de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 1991, veut s’épargner une résolution incendiaire à son encontre de l’instance décisive des Nations Unies ».

Après la gestion catastrophique de la question par l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon aidé par l’américain Christopher Ross, le nouveau patron de l’organisation des Nations unies, Antonio Guterres, semble déterminé à relancer les pourparlers entre le Maroc et le Polisario, le Front soutenu par l’Algérie qui revendique l’indépendance des territoires Sud du Maroc, au Sahara occidental.

Et en dépit de la résistance de l’Algérie et du Polisario, le Conseil de sécurité imprime, dans sa résolution de ce vendredi, une nouvelle dynamique au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara, en insistant sur la reprise du processus politique dans un esprit de réalisme et de compromis.

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