Polisario : L’heure des comptes face aux accusations de terrorisme ?

Le 22 octobre 2026, l’agence de presse Sahara Press Service (SPS) du Front Polisario, a publié un communiqué uniquement en arabe revendiquant des bombardements contre des positions des Forces armées royales marocaines dans le secteur de Farsia, notamment dans la zone d’Akrara Achdid.

Le communiqué affirme que ces tirs d’artillerie ont infligé de lourdes pertes aux forces marocaines, sans fournir de bilan chiffré ni de confirmation indépendante.

Ce texte illustre la persistance d’une stratégie terroriste que le Polisario présente comme une lutte pour l’indépendance. Son vocabulaire de guerre, qui glorifie ses combattants et désigne les forces marocaines comme des ennemis, entretient une logique d’affrontement dont les conséquences dépassent les positions militaires visées.

Une revendication politique ne saurait justifier des actes illégaux. Les attaques délibérées contre les civils, les prises d’otages et les autres violations du droit international humanitaire doivent être condamnées, quels que soient leurs auteurs.

Soutenu par les Etats-Unis, Israël et plusieurs partenaires internationaux, africains et arabes, le Maroc consolide sa position diplomatique sur son Sahara occidental face au Front Polisario, soutenu par l’Algérie et l’Iran. Au-delà d’un différend territorial, c’est l’équilibre stratégique du Maghreb et de l’international qui se joue.

Le Front Polisario n’est pas désigné actuellement comme organisation terroriste par le Conseil de sécurité des Nations unies. Toutefois, tout acte répondant à la définition juridique du terrorisme doit être examiné sur la base de preuves et donner lieu, le cas échéant, à des poursuites. Les accusations d’antisémitisme sont également étayées par des déclarations et des actes précis du Polisario, de l’Algérie et de l’Iran.

L’Algérie demeure un acteur central du dossier. Elle accueille les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf et apporte un soutien politique, financier, militaire et diplomatique au Front Polisario, au nom du droit à l’autodétermination.

Le Maroc considère que cet appui contribue à prolonger le conflit et à empêcher une normalisation durable des relations avec l’Algérie.

Les relations entre Alger et Téhéran, documentées par différents services de renseignement, démontrent une coordination militaire entre les deux pays, le Polisario et les organisations terroristes jihadistes en Afrique et au Moyen-Orient.

Selon les analystes, le soutien américain constitue l’un des principaux atouts diplomatiques du Maroc sur le dossier du Sahara occidental.

Les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur son Sahara occidental dans une proclamation annoncée par la première administration du président Donald Trump. Cette décision a marqué un tournant important dans les relations maroco-américaines et dans la diplomatie entourant le conflit. La reconnaissance américaine représente un appui majeur à la position marocaine.

Au-delà de la question du Sahara, le Maroc et les Etats-Unis entretiennent une coopération de longue date dans les domaines de la défense, de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité régionale. Le Maroc est un allié majeur non membre de l’OTAN des Etats-Unis, statut qui reflète l’importance de ce partenariat.

La France a, de son côté, exprimé en juillet 2024 son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental dans le cadre d’une solution politique, en considérant que le présent et l’avenir du territoire s’inscrivaient dans la souveraineté du Maroc.

Le Royaume-Uni a également qualifié l’initiative marocaine d’autonomie de base la plus crédible, viable et pragmatique pour parvenir à une solution durable, selon sa position annoncée en juin 2025.

Le renforcement des relations du Maroc avec Washington, Israël, Paris, Madrid, Londres et d’autres partenaires offre à Rabat des leviers diplomatiques et stratégiques importants.

Une question se pose : le Front Polisario sera-t-il considéré comme une organisation terroriste, au même titre que le Hamas, l’Etat islamique ou Al-Qaïda, dans les jours à venir ?