Côte d’Ivoire : Un dispositif renforcé pour traquer les sites d’orpaillage clandestins

La Côte d’Ivoire s’est fixé un délai de six mois pour éradiquer l’orpaillage illégal sur son territoire, dans le cadre d’un renforcement des opérations contre les sites clandestins et d’un durcissement des sanctions visant les personnes impliquées dans cette activité.

Mercredi 30 septembre 2026, les autorités ivoiriennes ont remis à la cellule spéciale chargée de lutter contre l’orpaillage illégal, dénommée GS-LOI, un important lot de moyens logistiques destiné à renforcer ses capacités opérationnelles. Le dispositif comprend notamment 300 motos, 30 véhicules pick-up, 12 embarcations pneumatiques ainsi que des drones.

Créée en 2021, la GS-LOI devra utiliser ces équipements afin d’améliorer la mobilité de ses équipes, renforcer la surveillance des zones concernées et faciliter la cartographie des sites d’exploitation clandestins. Selon les autorités, ces moyens permettront d’intensifier les opérations aussi bien sur terre que sur les plans d’eau, de jour comme de nuit.

Lors de la cérémonie de remise du matériel, le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité, Fidèle Sarassoro, a qualifié la lutte contre l’orpaillage illégal d’« exigence de sécurité nationale », soulignant ainsi la priorité accordée par les autorités à ce phénomène.

Le renforcement du dispositif intervient quelques jours après l’adoption par le gouvernement d’un projet de loi visant à modifier le Code pénal et à alourdir les sanctions contre les personnes impliquées dans l’exploitation minière clandestine.

Le texte prévoit notamment des amendes comprises entre 50 et 100 millions de francs CFA, ainsi que des peines d’emprisonnement allant de deux à cinq ans. Les sanctions pourraient être portées jusqu’à 20 ans de prison lorsque l’implication d’un agent public est établie.

À travers ce renforcement simultané des moyens opérationnels et de l’arsenal juridique, les autorités ivoiriennes entendent intensifier la lutte contre les exploitations aurifères clandestines et accélérer leur démantèlement dans un délai de six mois.