Au moins 48 civils auraient été tués dimanche lors d’une attaque menée par des groupes armés à Tagadayat, dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali, à proximité de la frontière nigérienne. L’information a été rapportée mardi par des médias, citant des sources communautaires.
Dans un communiqué publié lundi, le bureau exécutif de la communauté Idaksahak a attribué cette attaque à l’organisation de l’Etat islamique au Sahel. Selon cette source, les assaillants, circulant à moto, ont pris pour cible des populations civiles, faisant également plusieurs blessés, dont le nombre reste inconnu.
Les violences ont provoqué la fuite de plusieurs centaines de familles vers la ville de Ménaka, selon les représentants de la communauté. Ces derniers ont lancé un appel urgent à l’aide humanitaire et réclamé un renforcement des dispositifs de protection des civils face à la recrudescence des attaques.
Située dans la zone dite des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la région de Ménaka reste confrontée à une insécurité chronique, alimentée par les opérations de groupes armés et les agressions répétées contre les populations locales.
Les communautés Idaksahak, également connues sous le nom de Daoussahak, ont déjà été la cible de violences particulièrement meurtrières dans cette région. En mars 2022, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avait recensé au moins 157 civils tués lors d’une série d’attaques attribuées à l’organisation de l’Etat islamique. Ces exactions avaient également entraîné des déplacements massifs de populations dans plusieurs localités.
Depuis 2012, le Mali est plongé dans une crise sécuritaire persistante, marquée par les activités de groupes jihadistes et d’autres formations armées. La situation s’est encore détériorée ces derniers mois, avec une multiplication des attaques dans plusieurs régions du pays, accentuant les inquiétudes concernant la sécurité des civils.
