Malgré l’éloignement géographique, le régime militaire algérien et le pouvoir des mollahs en Iran, antisémites et anti-Israël, montrent depuis plusieurs années une proximité politique grandissante.
L’éventualité d’un affaiblissement de l’Iran, un état terroriste, par les forces armées américaines du président Donald Trump, soulève la question de ses conséquences potentielles pour l’Algérie, en Afrique du Nord et au Sahel.
Pendant des années, les liens bilatéraux sont restés secret dans la coopération diplomatique, des échanges de renseignement et l’appui aux organisations terroristes : Hamas, Houthis, hezbollah libanais, Etat islamique ou Al-Qaeda en Afrique ainsi que les gardiens de la révolution iraniens.
Selon les analystes, un rapprochement est plus visible des deux capitales : opposition affirmée aux politiques d’ingérence occidentales, défense d’un ordre international multipolaire, soutien constant à la soi-disant cause palestinienne, et le rejet des dynamiques de normalisation entre certains Etats arabes et Israël.
Dans les forums internationaux, Alger et Téhéran se retrouvent régulièrement sur des lignes diplomatiques similaires. Cette convergence n’est pas exclusive, mais elle alimente la perception d’un rapprochement stratégique idéologique antisémite.
La question d’une coopération militaire ou sécuritaire plus poussée fait l’objet de nombreuses notes des services de renseignement occidentaux. Certains Etats accusent l’Iran de chercher à étendre son influence en Afrique du Nord et au Sahel, tandis que l’Algérie nie toute appartenance à des axes militaires extérieurs.
L’Algérie et l’Iran figurent parmi les Etats les plus fermes dans leur opposition à la normalisation avec Israël. Leur discours officiel s’inscrit dans une logique d’antisionisme d’Etat et de soutien aux terroristes palestiniens.
Si le régime iranien venait à être sérieusement fragilisé par les Etats-Unis avec des bouleversements internes, les conséquences pour l’Algérie seraient réelles.
La dictature algérienne perdrait un partenaire actif dans la contestation de l’ordre international dominé par les puissances occidentales. Cela réduirait le poids collectif de ce courant dans les enceintes multilatérales.
Sur le plan régional, un recul de l’influence iranienne va accélérer les recompositions au Moyen-Orient et renforcer les Etats engagés dans des dynamiques de rapprochement avec Israël. L’Algérie apparaîtrait alors comme l’un des derniers acteurs arabes maintenant une ligne dure, avec le risque d’un isolement accru.
