La propagation du virus suscite également des inquiétudes dans les pays voisins. En Ouganda, 20 infections et deux décès ont été enregistrés avant l’interruption de la transmission sur le territoire en août. Au Nigeria, une Suissesse de 42 ans, contaminée après un séjour en Ouganda, a été transférée en Suisse pour y recevoir des soins. Les autorités nigérianes ont lancé le suivi de 53 personnes potentiellement exposées. Des cas signalés au Kenya illustrent également les risques de propagation transfrontalière.
Face à cette évolution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur les difficultés liées à l’extension géographique de l’épidémie et aux conditions sécuritaires dans les zones touchées.
En RDC, les équipes sanitaires sont aussi confrontées à l’hostilité de certaines communautés. Dans la province de la Tshopo, une attaque survenue samedi a coûté la vie à un infirmier et grièvement blessé un autre professionnel de santé. L’agression serait liée à des rumeurs accusant les soignants de vouloir transmettre le virus par les médicaments. À la suite de ces violences, le centre de prise en charge concerné a suspendu ses activités.
L’épidémie actuelle est liée à la variante Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle aucun vaccin spécifiquement homologué n’est actuellement disponible. Des recherches cliniques sont en cours, notamment autour du vaccin Ervebo, utilisé contre une autre variante.
La maladie se transmet principalement par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée et peut entraîner des complications graves.
Déjà éprouvée par plusieurs flambées épidémiques, dont celle de 2018 à 2020 qui avait fait environ 2 300 morts, la RDC doit désormais renforcer la détection des cas, le suivi des personnes exposées et la continuité des soins. La lutte contre les fausses informations et la sécurisation des équipes médicales demeurent également essentielles pour contenir la propagation du virus.
