L’activité pétrolière et gazière du Cameroun devrait chuter de 24,6 % en 2027, sous l’effet d’une baisse de la production de pétrole brut et, surtout, de gaz naturel, selon les prévisions du Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029 élaboré par le ministère des Finances.
Cette contraction s’explique principalement par l’épuisement progressif des gisements actuellement en exploitation, ainsi que par le départ programmé, en juillet 2026, de l’unique unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (GNL) opérant au large de Kribi, un équipement clé pour la filière gazière nationale.
Les perspectives demeurent toutefois plus favorables à moyen terme. Les autorités tablent sur un rebond de l’activité de 14,9 % en 2028, puis de 18,1 % en 2029, grâce à la mise en exploitation de nouveaux champs pétroliers et gaziers, rapportent des médias locaux citant le DPEB.
Cette reprise devrait être portée par les initiatives de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) visant à renforcer les capacités de production du pays. En août 2025, l’entreprise publique a lancé un appel à manifestation d’intérêt international pour l’exploration de neuf blocs situés dans les bassins de Rio del Rey et de Douala/Kribi-Campo.
Selon la SNH, cinq de ces blocs ont déjà été attribués, même si les projets sont encore en phase de négociation des contrats de partage de production.
Le document budgétaire prévoit également un recul marqué des recettes pétrolières. Celles-ci sont estimées à 425,8 milliards de FCFA en 2027, soit une baisse de 35,6 % par rapport au niveau attendu en 2026, reflet du ralentissement annoncé de l’activité dans le secteur des hydrocarbures.
