Le Burkina Faso a officiellement franchi une nouvelle étape dans son ambition de développer l’énergie nucléaire. L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté, mardi, la loi autorisant l’adhésion du pays à la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, selon un communiqué du Parlement.
Ce texte international pose les bases d’un cadre juridique destiné à encadrer la responsabilité civile en cas d’accident nucléaire, tout en assurant une couverture financière adéquate pour les victimes de dommages liés à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.
Cette adhésion s’inscrit dans la stratégie des autorités burkinabè visant à renforcer l’indépendance énergétique nationale et à faire de l’électricité un levier central du développement durable. A cet effet, le pays a engagé la mise en œuvre d’un programme électronucléaire à moyen terme.
Dans cette dynamique, un accord de coopération a été conclu le 19 juin 2025 à Saint-Pétersbourg avec la Fédération de Russie, portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cet accord définit le cadre juridique et technique pour la construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso, avec pour objectif de consolider durablement la sécurité énergétique du pays.
D’après le Parlement burkinabè, l’adhésion à la Convention de Vienne permettra de préciser les responsabilités en cas d’incident nucléaire, de conférer une compétence exclusive aux juridictions nationales et de garantir l’indemnisation des préjudices matériels, corporels, environnementaux et économiques.
La loi a été adoptée à l’unanimité par les 66 députés votants. Depuis 2024, le Burkina Faso s’est également doté de l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA), chargée de coordonner l’ensemble des activités liées au secteur nucléaire.
