Au moins neuf militaires nigérians ont perdu la vie et plus d’une dizaine d’autres sont portés disparus à la suite d’une embuscade tendue par des combattants jihadistes de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué mardi plusieurs sources concordantes.
L’attaque a visé une patrouille pédestre composée de plus de trente soldats, prise pour cible aux environs de la localité de Damask, dans l’État de Borno, non loin de la frontière nigérienne. Selon les informations recueillies, les assaillants ont combiné l’usage d’explosifs et d’armes lourdes pour surprendre les militaires.
Pris sous un feu nourri à environ 25 kilomètres de leur base, les soldats ont été contraints de se disperser pour tenter d’échapper à l’assaut. Les jihadistes auraient notamment déclenché un engin explosif improvisé, préalablement enfoui sur l’axe emprunté par la patrouille, aggravant le bilan humain et semant la confusion au sein des troupes.
Seuls huit militaires ont réussi à rejoindre leur base, tandis que plusieurs autres demeurent introuvables, y compris le chef de l’unité engagée.
Ces événements surviennent alors que l’armée nigériane a récemment renforcé ses opérations terrestres contre l’ISWAP, notamment dans la forêt de Sambisa, bastion des groupes jihadistes. Les forces armées affirment y avoir infligé de lourdes pertes aux combattants ennemis.
