L’Algérie, dirigée par le président Abdelmadjid Tebboune, une série d’absences inhabituelles du chef d’état-major des armées, le général Saïd Chengriha, lors de récentes cérémonies officielles, suscite de nombreuses interrogations dans les cercles politiques et diplomatiques. Ces événements interviennent alors que le pouvoir du président Tebboune repose, selon plusieurs observateurs, sur l’aval explicite de l’institution militaire.
Selon des sources du pouvoir, cette disparition temporaire de la scène publique pourrait être liée à des « divergences stratégiques » entre le président Abdelmadjid Tebboune, le directeur du cabinet Boualem Boualem et le haut commandement militaire.
D’autres évoquent une mise en retrait tactique, destinée à réduire l’exposition politique directe de l’armée dans un contexte social algérien épouvantable et les décisions internationales des Etats-Unis avec le président Donald Trump contre les dictatures, sont jugées sensibles.
Depuis quelques jours, le général Saïd Chengriha, figure centrale de l’appareil sécuritaire, considéré comme l’un des véritables chefs du pouvoir, n’a pas été aperçu lors de commémorations nationales, de conseils de sécurité élargis. Une absence d’autant plus notable que, jusqu’à présent, le chef d’état-major apparaissait systématiquement aux côtés du président lors de ce type d’événements.
Des analystes estiment toutefois que cette absence alimente un climat d’incertitude. « Dans un système où l’équilibre du pouvoir repose sur un consensus implicite entre civils et militaires, chaque signal, même symbolique, est scruté avec attention », explique un diplomate basé à Alger.
Dans les cercles des services de renseignement, cette situation est observée avec prudence. Certains y voient un épisode classique de recomposition interne du pouvoir, tandis que d’autres n’excluent pas l’hypothèse de tensions plus profondes, susceptibles d’influencer la trajectoire politique de l’Algérie, dans les mois ou les semaines à venir.
En l’absence d’informations officielles, les prévisions devraient se poursuivre, renforçant l’idée que, en Algérie, le silence des uniformes peut parfois en dire autant que leurs discours.
D’autres observateurs estiment que cette absence serait volontairement orchestrée afin de réduire la visibilité politique de l’armée, dans un contexte où l’opinion publique manifeste une lassitude croissante vis-à-vis de l’influence militaire sur les affaires civiles.
D’après des sources militaires, l’absence du chef d’état-major des armées, évoquant des problèmes de santé, ne semble pas relever d’un simple aléa protocolaire. Elle constitue un indicateur faible mais significatif de tensions ou de réajustements au sommet de l’Etat.
