Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a remporté un troisième mandat avec 76,15% des voix, selon les résultats provisoires publiés par l’Autorité nationale des élections. Élu pour la première fois en 2016, il avait été réélu en 2020 avec 53,16% des voix.
Le référendum constitutionnel de 2023 a supprimé la limitation du nombre de mandats et porté la durée du mandat présidentiel à sept ans, permettant ainsi à Touadéra de briguer un troisième mandat. L’ancien professeur de mathématiques a axé sa campagne sur les progrès sécuritaires, attribuant la reconquête de territoires aux rebelles et la signature récente d’accords de paix à ses alliances avec des contractants de sécurité russes issus de la restructuration du groupe Wagner, ainsi qu’avec les troupes rwandaises.
La principale coalition d’opposition, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), a boycotté le scrutin, le qualifiant d’iniquitable. Les candidats de l’opposition ayant participé à l’élection, dont l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé et l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont accusé les autorités d’avoir imposé des restrictions à la campagne.
La Cour constitutionnelle dispose d’un délai jusqu’au 20 janvier pour valider les résultats ou statuer sur d’éventuels recours. Le nouveau mandat de Touadéra consolide son pouvoir dans l’un des pays les plus pauvres du monde, tout en ravivant les inquiétudes concernant le recul démocratique et l’influence étrangère dans un contexte de paix fragile.
