Plus de 16 000 personnes ont été déplacées après l’attaque armée menée le 30 juin contre la localité d’Am-Dafock, dans le nord-est de la Centrafrique, ont indiqué les autorités, qui affirment que les Forces armées centrafricaines (FACA) ont repris le contrôle de cette ville frontalière du Soudan.
Selon les autorités, plus de 16 000 déplacés sont regroupés à proximité de la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à Am-Dafock, tandis que plus de 2 000 autres ont trouvé refuge à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.
« La sécurité est progressivement rétablie grâce aux opérations menées par les FACA et leurs alliés russes. Les forces de défense poursuivent leurs patrouilles dans la ville et ses environs afin de prévenir toute nouvelle attaque », a déclaré le préfet de la Vakaga, le lieutenant-colonel Jude Ngaïyoko, cité par des médias locaux.
L’attaque, qui a visé cette localité stratégique située à la frontière avec le Soudan, a fait des victimes parmi les militaires des FACA, les forces de sécurité et les civils, sans qu’aucun bilan officiel n’ait été communiqué. Trois Casques bleus zambiens de la MINUSCA ont également été blessés, selon les mêmes sources.
Sur le plan humanitaire, la situation demeure préoccupante. De nombreux habitants, contraints de fuir les violences, vivent dans des conditions précaires et appellent les autorités à accélérer l’acheminement de l’aide.
Le chef du bureau de la MINUSCA à Birao, Amadou Moctar Diallo, a indiqué que la mission onusienne avait acheminé plus de trois tonnes d’aide humanitaire et déployé des avions médicalisés pour évacuer les blessés vers Birao et Bria.
Le gouvernement centrafricain a annoncé un renforcement du dispositif sécuritaire dans la Vakaga avec le déploiement de nouveaux éléments des FACA, l’intensification des patrouilles et une présence accrue de l’État dans cette région, régulièrement confrontée aux incursions de groupes armés opérant de part et d’autre de la frontière dans le contexte du conflit qui secoue le Soudan depuis avril 2023.
