Iran : L’Algérie choisit son camp dans la confrontation avec les Etats Unis (ultimatum avant le déluge)

L’escale à Alger de l’avion iranien, avant la poursuite du voyage de Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran vers New York, pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU, n’est pas un simple détail technique, qui est examiné par les services américains.

Pour les différents services de renseignement, dans le contexte actuel au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord, ce geste d’accueil du régime militaire ou du pouvoir algérien du président Abdelmadjid Tebboune, prend une autre portée et un signal fort au président américain Donald Trump et à son administration.

Alors que le président américain Donald Trump est considéré par plusieurs pays comme l’homme de la paix, le seul guerrier et fort de cette décennie contre les organisations terroristes, le rétablissement d’un nouvel ordre mondial basé sur la justice, le social, l’économie ainsi que l’intelligence artificielle.

Pour les analystes en géostratégie, l’Iran assume son soutien à plusieurs organisations terroristes engagées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’accueil accordé au président iranien par Alger apparaît comme une alliance entre Alger et Téhéran.

Ce qui confirme la présence des officiers des gardiens de la révolution de l’Iran et autres éléments terroristes dans des bases secrètes ou casernes militaires en Algérie.

Présenter cette escale comme une question politique de souveraineté algérienne par les médias officiels algérienne dépasse le geste technique. La diplomatie est faite de symboles, de choix et de signaux. Et celui envoyé par Alger à Téhéran est difficile à ignorer.

L’Iran est au cœur d’un réseau international de forces et d’organisations terroristes. A travers son soutien au Hezbollah, au Hamas, aux Houthis, au Polisario, au Front de libération de l’Azawad, et aux jihadistes au Sahel, l’Algérie et l’Iran ont construit une véritable machine stratégique d’influence et de confrontation détournée avec les Etats-Unis.

Alger a toujours affirmé sa haine aux juifs, à l’Etat d’Israël, son soutien aux terroristes palestiniens et non aux palestiniens ainsi que au Polisario dans le Sahara occidental. Cette position constitue un élément constant pour sa propagande dans la société algérienne.

Une question se pose depuis toujours et avec davantage d’acuité : où s’arrête le soutien aux palestiniens et le Polisario, où commence la proximité avec la stratégie régionale iranienne ?

Le rapprochement entre Alger et Téhéran intervient dans un environnement où la politique iranienne ne peut être dissociée de cette stratégie régionale.

Le pouvoir algérien invoque régulièrement la souveraineté nationale pour justifier ses choix diplomatiques. Le message adressé aux autres capitales est clair : Alger entend poursuivre sa politique sans se laisser dicter ses choix par Washington, par le président Donald Trump ou par ses alliés.

A force de multiplier les convergences politiques avec l’Iran, Alger donne l’image d’un partenaire dont les positions se rapprochent de celles de Téhéran sur les principaux dossiers du Moyen-Orient et au Sahara occidental.

Pour les experts, la politique iranienne au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Sahel, repose sur une réalité que l’on ne peut ignorer : Téhéran utilise son influence auprès d’organisations armées pour étendre sa capacité d’action bien au-delà de ses frontières.